Dans
cardiovasculaire, il y a vasculaireÉ
Dr P. Jourdain
Cardiologue
au CH R Dubos 95300 Pontoise
SŽance de FMC du 1er avril 2010
Avec la
modification des comportements les risques cardiovasculaires ont changŽ.
LÕŽtude de
lÕEuropean Heart portant sur 37 779 sujets et publiŽ en 2005 a montrŽ,
dÕune part des disparitŽs importantes en termes dÕincidence et prŽvalence et
dÕautres part une modification de la hiŽrarchie des facteurs de risque :
á De loin, lÕhypertension artŽrielle (62%)
á LÕhyperlipidŽmie ex aequo avec le sexe
masculin (58%)
á Une histoire familiale (43%)
á Le tabac (23%)
á Le diab�te (18%)
á

Plus loin lÕartŽrite des membres
infŽrieurs et les accidents vasculaires cŽrŽbraux, y compris les accidents
transitoires.
Les principaux
facteurs de risque non rŽversibles pour l'athŽrosclŽrose
Ils
comprennent l'‰ge, le sexe masculin et des antŽcŽdents familiaux
d'athŽrosclŽrose prŽmaturŽe.
Les niveaux anormaux de lipides sŽriques
Des niveaux
ŽlevŽs de lipoprotŽines ˆ basse densitŽ (LDL) et des niveaux rŽduits de
lipoprotŽines ˆ haute densitŽ (HDL) prŽdisposent ˆ l'athŽrosclŽrose.
Il existe une
association directe et continue entre les niveaux de cholestŽrol total et LDL-C
et le risque de coronaropathie.
Les niveaux de
HDL sont inversement corrŽlŽs au risque de coronaropathie. Les principales
causes de diminution des HDL sont la fumŽe de cigarette, l'obŽsitŽ et
l'inactivitŽ physique. Un niveau rŽduit de HDL est Žgalement associŽ ˆ
l'administration d'androg�nes et de stŽro•des apparentŽs (dont les
anabolisants), les b-bloquants, une hypertriglycŽridŽmie et des facteurs
gŽnŽtiques.
Le taux de cholestŽrol et la prŽvalence de la coronaropathie sont
influencŽs par des facteurs gŽnŽtiques et environnementaux (dont le rŽgime).
Les individus ayant des taux de cholestŽrol sŽrique bas qui Žmigrent d'un pays
ˆ basse prŽvalence de coronaropathie dans un pays ˆ haute prŽvalence et tendent
ˆ modifier leurs propres habitudes alimentaires acqui�rent des niveaux ŽlevŽs
de cholestŽrol, associŽs ˆ une augmentation du risque de maladie coronaire.
Une PA
diastolique ou systolique ŽlevŽe est un facteur de risque d'accident
cŽrŽbrovasculaire, d'IDM et d'insuffisance rŽnale et cardiaque. Le risque
associŽ ˆ l'HTA est infŽrieur dans les sociŽtŽs o� les taux moyens de
cholestŽrol sont bas.
Le tabagisme
augmente le risque d'artŽriopathie pŽriphŽrique, de coronaropathie, de maladie
cŽrŽbrovasculaire, et d'occlusion de proth�se vasculaire ou de pontage apr�s
intervention chirurgicale de reconstruction artŽrielle. Il existe une relation
dose-effet entre le risque de coronaropathie et le nombre de cigarettes fumŽes
par jour. L'inhalation passive de fumŽe de cigarettes peut augmenter le risque
de coronaropathie. Homme et femme sont aussi exposŽs l'un que l'autre, mais les
risques peuvent �tre plus ŽlevŽs chez la femme. La nicotine et les autres
substances chimiques dŽrivŽes du tabac sont toxiques pour l'endothŽlium vasculaire.
Le tabagisme abaisse le HDL-C, augmente le LDL-C ainsi que le taux de CO du
sang (et donc induit une hypoxie endothŽliale) et stimule la vasoconstriction
des art�res dŽjˆ rŽtrŽcies par l'athŽrosclŽrose.
Il augmente
aussi la rŽactivitŽ des plaquettes, ce qui favorise la formation de thrombi
plaquettaires. Il augmente la concentration du fibrinog�ne plasmatique et l'hŽmatocrite,
d'o� une augmentation de la viscositŽ du sang.
Le diab�te de
type 1 et de type 2 sont associŽs ˆ des manifestations athŽrosclŽreuses plus
diffuses et d'apparition plus prŽcoce, se rattachant ˆ un dŽsŽquilibre
mŽtabolique gŽnŽralisŽ et comprenant une dyslipidŽmie et la glycosylation du
tissu conjonctif (rŽaction de Maillard).
L'hyperinsulinŽmie
alt�re l'endothŽlium des vaisseaux.
Le diab�te est
un facteur de risque particuli�rement important chez la femme et contrecarre
nettement l'effet protecteur des hormones fŽminines.
Certaines
Žtudes ont montrŽ que l'obŽsitŽ, en particulier l'obŽsitŽ du tronc chez l'homme,
est un facteur de risque indŽpendant pour la coronaropathie.
L'hypertriglycŽridŽmie est communŽment associŽe ˆ l'obŽsitŽ, au diab�te sucrŽ
et ˆ l'insulinorŽsistance et semble �tre un important facteur de risque
indŽpendant chez les personnes dont les niveaux de LDL ou HDL sont bas et chez
les personnes plus jeunes. Tous les types d'hypertriglycŽridŽmie ne sont pas
susceptibles d'�tre athŽrog�nes. Les VLDL, plus petites et plus denses,
constituent le facteur de risque le plus important.
De nombreuses
Žtudes ont mis en Žvidence le lien entre un style de vie sŽdentaire et
l'augmentation du risque de coronaropathie, et d'autres ont dŽmontrŽ qu'une
activitŽ physique rŽguli�re pouvait �tre protectrice.
Par dŽfinition
cÕest une atteinte athŽromateuse dÕau moins deux territoires artŽriels
diffŽrents, cliniquement symptomatiques ou asymptomatiques.
De nombreuses
Žtudes ont montrŽ une intrication de ces diffŽrents facteurs comme le montre
lÕimage suivante.
Le registre REACH
Il avait pour
objectif global d'amŽliorer l'Žvaluation et la prise en charge des accidents
cardiovasculaires cŽrŽbraux, des syndromes aigus coronariens et des facteurs de
risque associŽs pour l'athŽrothrombose. Incluant plus de 68.000 patients
rŽpartis dans 44 pays et couvrant six rŽgions - AmŽrique latine, Asie,
Moyen-Orient, Australie, Europe et AmŽrique du Nord, REACH a impliquŽ la
participation de plus de 5.000 mŽdecins investigateurs. Il s'agit du registre multinational
le plus important et le plus Žtendu gŽographiquement de patients prŽsentant un
risque d'athŽrothrombose

Quelques
chiffres sur les associations
pathologiques
á
Un
quart des patients avec une maladie coronaire (53 % de la population de REACH),
ont une atteinte polyartŽrielle
á
Un
tiers des patients avec une pathologie cŽrŽbrovasculaire (17% de la population
du registre REACH), ont une atteinte polyartŽrielle, coronarienne et/ou
artŽrite des MI.
á
La
moitiŽ des malades prŽsentant une AOMI (20% du registre REACH), ont une maladie
polyartŽrielle. Pour ces malades, les facteurs augmentant le risque (R)
dÕischŽmie critique sont, par ordre dŽcroissant :
o Le diab�te � Rx4
o Le tabac � Rx3
o
Un indice
cheville/bras < 0,7� R x 2,5
o Un ‰ge > 65 ans et lÕhyperlipidŽmie � R x 2
Les ŽvŽnements cardiovasculaires
majeurs (MACE)
Le taux deMACE
(Major Adverse Cardiovascular Events)
est de 11,7% ˆ l'issue d'une annŽe de suivi pour les patients ayant une seule localisation
de la maladie et de 22,3% pour les malades prŽsentant une pathologie polyartŽrielle.
Les patients
souffrant d'artŽriopathies pŽriphŽriques (AOMI) prŽsente un risque plus ŽlevŽ,
avec un taux de MACE de 22%.
Un effet
multiplicateurÉ
Il a ŽtŽ
observŽ que le risque augmentait par paliers chez les patients atteints d'une
maladie athŽrothrombotique diffuse.
Chez les
patients prŽsentant une pathologie athŽrothrombotique localisŽe ˆ un seul territoire,
le taux de MACE Žtait de 11,7%,
tandis qu'il atteignait 28% chez les patients prŽsentant une maladie localisŽe
ˆ trois territoires.
Quant aux
patients ne prŽsentant aucun antŽcŽdent de coronaropathie, maladie vasculaire
cŽrŽbrale ou artŽriopathie pŽriphŽrique, mais prŽsentant au moins trois
facteurs de risque de dŽvelopper ces pathologies (tels que diab�te,
hypertension artŽrielle, hypercholestŽrolŽmie et tabagisme), environ 5% d'entre
eux prŽsentait un ŽvŽnement cardiovasculaire majeur ou ont ŽtŽ hospitalisŽs au
cours de l'annŽe.
Ces donnŽes
sont prŽsentŽes dans le tableau rŽsumŽ ci-dessous.
|
MACE |
Taux
dÕŽvŽnements ˆ un an |
|
Coronaire CŽrŽbrovasculaire AOMI Toutes localisations |
14,1% 13,1% 18,6 % 13,7% |
CÕest une
association frŽquente. Dans une Žtude portant sur des patients avec pathologie
neurologique vasculaire, 72% avaient des plaques coronaires, 37% avait une ou
plusieurs stŽnoses coronariennes et 41% avait des antŽcŽdents dÕIM.
Ces rŽsultats
sont confirmŽs par lÕŽtude PRECORIS qui a portŽ sur des patients ‰gŽs de 45 ˆ
75 ans, ayant prŽsentŽ un accident ischŽmique cŽrŽbral non cardio-emboliques et
asymptomatiques. Dans cette Žtude 21% des patients avaient une stŽnose de plus
50% dÕau moins une coronaire.

Elle augmente avec lÕ‰ge, surtout
apr�s 60 ans. De la classe dÕ‰ge de 55-59 ans ˆ celle 70-74 ans, elle passe de
2,5 ˆ 7%.
Les principaux
facteurs de risque sont le diab�te et le tabagisme.
LÕhistoire
naturelle est ŽmaillŽe de complications comme le rŽsume le tableau ci-dessous.
Il faut savoir
que la claudication intermittente est un sympt™me variable avec la quantitŽ
dÕeffort, les modalitŽs de la marche, lÕentra”nement et le vŽcu du patient. Ce
nÕest, de ce fait ni un bon marqueur dÕACOMI ni un param�tre quantifiant.
Le diagnostic
clinique comprend la palpation systŽmatique des pouls pŽriphŽrique et lÕauscultation
ilio-fŽmorale.
La mesure de
lÕIPS, m�me en lÕabsence de sympt™mes, en complŽment de lÕexamen clinique peut
�tre utile. La valeur moyenne de lÕIPS chez le sujet normal est de 1,10 ± 0,10.
Un IPS > 1,30 traduit une mŽdiacalcose jambi�re qui est un Žtat artŽriel
rendant les art�res difficilement compressibles ou incompressibles avec un
brassard tensionnel classique notamment en cas de diab�te, insuffisance rŽnale
chronique terminale, grand ‰ge.
Chez un
patient asymptomatique, il est
important de palper lÕaorte abdominale chez les sujets de plus de 65 ans car
cette manÏuvre ˆ une sensibilitŽ de 65% pour diagnostiquer un AAA de plus de 50
mm.
On sait depuis
maintenant pr�s de 50 ans que les maladies cardiovasculaires sont associŽes
avec une augmentation du taux de cholestŽrol total. LÕincidence de pathologie
coronarienne passe de moins de 25 pour mille pour des taux infŽrieurs ˆ 204
mg/dl ˆ plus de 125 pour des taux supŽrieurs ˆ 295 mg/dl.

Cette relation entre taux de
cholestŽrol et mortalitŽ est bien illustrŽe par la figure ci-dessous
La relation
entre des ŽlŽvations modŽrŽes du taux de cholestŽrol et la survenue de
complications cardiovasculaires a ŽtŽ clairement Žtablie dans l'Žtude de
Framingham rapportŽe en 1971.
Ainsi, sur un
suivi de 14 ans de 2 282 hommes et 2 845 femmes, il a ŽtŽ dŽmontrŽ que le
risque de maladie coronarienne augmente progressivement et indŽpendamment des
autres facteurs de risque du quartile infŽrieur au quartile supŽrieur de la
cholestŽrolŽmie totale.49 L'Žtude prospective MRFIT retrouve un accroissement
de la mortalitŽ cardiovasculaire ˆ 6 ans proportionnel au taux de la
cholestŽrolŽmie totale.
La relation
est positive avec le risque dÕartŽriopathie des membres infŽrieurs mais la
cholestŽrolŽmie est un facteur de risque moindre ˆ ce niveau que le tabac ou le
diab�te.
La relation
est discutŽe concernant les accidents vasculaires cŽrŽbraux, la cholestŽrolŽmie
reprŽsentant essentiellement un facteur de risque des AVC ischŽmiques et liŽs ˆ
une pathologie carotidienne.
Une
augmentation du HDL-C de 0,01 g/l sÕaccompagne dÕune diminution du risque
coronarien de 2% chez lÕhomme et de 3% chez la femme.
Il faut
souligner toutefois que la concentration de HDL-C est abaissŽe par le
tabagisme, lÕhypertriglycŽridŽmie, et quÕˆ lÕinverse la consommation dÕalcool
et surtout les Ïstrog�nes augmente la concentration de HDL-C.
La preuve
d'une rŽduction de la survenue d'ŽvŽnements coronariens par des mesures de
prŽvention secondaire thŽrapeutiques par les statines a ŽtŽ apportŽe dans cinq
Žtudes : 4S, CARE, LIPID, HPS et PROSPER, etc. avec une rŽduction des
ŽvŽnements coronariens, des infarctus du myocarde non mortels et de la mortalitŽ
coronarienne.
Ainsi, il
suffit de traiter 1 000 patients pendant 1 an pour Žviter neuf infarctus non
mortels, 12 ŽvŽnements coronariens et 6,5 dŽc�s coronariens dans l'Žtude 4S.
De m�me, en
prŽvention primaire, les Žtudes WOSCOPS et AFCAPS/TexCAPS, publiŽes
respectivement en 1995 et 1998 sur des suivis moyens de 5 ans d'environ 6 600
patients, ont montrŽ qu'une diminution de 26 % du LDL-C entra”nait une baisse
de l'incidence des ŽvŽnements coronariens majeurs et que le traitement de 45
patients suffisait pour Žviter un ŽvŽnement de ce type.
|
NCEP ATP II LDL-C valeurs cibles (modification de 2004) |
||
|
Risque |
Crit�res Risque ˆ 10 ans de MACE |
Valeur cible LDL-C (mg/dl) � 2004 |
|
Tr�s ŽlevŽ |
Existence dÕune pathologie vasculaire Risque > 20% |
100 � 70 |
|
ƒlevŽ |
Plus de 2 facteurs de risque Risque 10 ˆ 20% |
130 � 100 |
|
ModŽrŽ |
Plus de 2 facteurs de risque Risque < 10% |
130 |
|
Faible |
Moins de 2 facteurs de risque |
160 |
Que ce soit en
prŽvention secondaire ou primaire, toutes les Žtudes convergent, quelque soit
lÕ‰ge, vers le m�me rŽsultat : obtenir des taux de HDL-C les plus bas
possible, comme lÕillustre le tableau ci-dessousÉ

Il nÕy en a
pas.
LÕŽtude
PROSPER (Statin Benefits Elderly Patients with Average/Low Baseline Cholesterol
Levels - Lancet 2002;360:1623-1630.)
a portŽ sur des sujets ‰gŽs de 70 ˆ 82 ans avec des antŽcŽdents CV ou des
facteurs de risque CV.
Une rŽduction
moyenne de 34% de LDL-C par une statine aboutit ˆ une rŽduction du risque relative de MACE de 15%.
Le niveau du
HDL-C est un des ŽlŽments prŽdictifs du risque dÕŽv�nements lors dÕune
chirurgie vasculaire dŽmontrŽ. De
plus, lÕutilisation dÕune statine est associŽe ˆ une diminution du taux
dÕŽvŽnements CV au dŽcours de la chirurgie vasculaire
Seulement 51%
(31 ˆ 70%) des patients traitŽs sont ˆ lÕobjectif en mati�re de taux dÕHDL-C.
á
Les
ÒchampionsÓ sont les finlandais.
á
Les
fran�ais avec 54% se situent dans la moyenne.
LÕaspirine
inhibe la cyclo-oxygŽnase et bloque la formation du thromboxane A2.
Les
thiŽnopyridines (clopidogrel) se lient au rŽcepteur de lÕadŽnosine, bloquant
lÕactivation plaquettaire. Cette action est irrŽversible sans antidote et il
faut attendre 10 jours apr�s arr�t du traitement pour rŽcupŽrer les fonctions
plaquettaires (renouvellement lent des plaquettes : 10 % par jour).
Les AINS
(ibuprof�ne) inhibent aussi la cyclo-oxygŽnase mais de fa�on rŽversible.
Les
inhibiteurs de la glycoprotŽine GP IIb/IIIa comme lÕabciximab (RŽoproª), le
tirofiban (Agrastatª) agissent sur la phase finale de lÕagrŽgation plaquettaire
et ne sont utilisŽs quÕen milieu hospitalier au dŽcours dÕune pose de stent.
Le
dipyridamole nÕa pas dÕefficacitŽ clinique dŽmontrŽe en monothŽrapie.
LÕassociation fixe Asasantine-LPª (200 mg de dipyridamole + 25 mg dÕaspirine) ˆ
son AMM en prŽvention secondaire des AVC/AIT de moins de 3 mois liŽs ˆ
lÕathŽrosclŽrose. Avec le dipyridamole (Persantineª), il faire faire attention
au vol coronaire et ˆ lÕŽventualitŽ de bronchospasme.
Les faits
Le clopidogrel
fait mieux que lÕaspirine seule dans les lŽsions dÕartŽrite. Cinq grands essais
totalisant plus de 70 000 patients ont dŽmontrŽ que le clopidogrel, en sus de
lÕaspirine, diminue les Žv�nements cardiovasculaires graves versus lÕaspirine
seule.
LÕŽtude TRITON
(n =14000) avec le prasugrel (thiŽnopyridine similaire au clopidogrel mais
dÕaction + rapide) versus clopidogrel, tous deux en association avec lÕaspirine,
a montrŽ une diminution de 20 % du risque relatif dÕŽvŽnements ischŽmiques
pŽri-angioplastie au prix dÕun surcro”t de risque hŽmorragique lors du suivi.
La durŽe de prescription de
clopidogrel apr�s pose dÕun stent
Deux types de
stents peuvent �tre insŽrŽs
á
Un stent
Ç nu È comprend un maillage et des matŽriaux particuliers
á
Un stent
Ç actifÈ comprend en plus une substance pharmacologique anti-inflammatoire
et antiprolifŽrative, paclitaxel ou sirolimus.
Avec les
stents, il existe un risque accru de thrombose tardive (9 ˆ 12 mois) par retard
dÕendothŽlialisation dÕo� la nŽcessitŽ de maintenir une bithŽrapie
antiagrŽgante ˆ long terme :
¥
Pour
un stent nu : bithŽrapie 4 ˆ 6 semaines
¥
Pour
un stent actif : bithŽrapie 6 ˆ 12 mois au moinsÉ
Il existe un
risque thŽorique de thrombose du stent m�me ˆ distance de la pose de celui-ci
(1 an) si cÕest un stent actif.
Calcul du
risque cardiovasculaire absolu peut se faire de plusieurs mani�res
Il calcule la
probabilitŽ de prŽsenter un Žv�nement coronarien dans les 10 ans ˆ venir
comprend 7 variables indŽpendantes : ‰ge, sexe, PA systolique, HDL/CT
total, diab�te, HVG.
Il existe
certaines limites comme le type de population, lÕabsence de nombreux facteurs,
lÕexistence de certains facteurs continus pris en compte de fa�on qualitative
(tabac, diab�te, HVG).
Pour la
population fran�aise, cette mŽthode nŽcessite un ajustement (diviser le risque
obtenu par un facteur 2 ˆ 3 selon lÕ‰ge et le sexe).
Il est dŽrivŽ
de lÕŽtude de 200 000 individus de 11 pays europŽens suivis pendant 13 ans. Il
sÕagit de tables de couleur estimant le risque de mortalitŽ CV ˆ 10 ans en
fonction de lÕ‰ge, du sexe, CT, PA systolique et du tabagisme. Il ne tient pas
compte du diab�te, des ATCD familiaux mais il tient compte des caractŽristiques
gŽographiques (population fran�aise : mod�le bas risque)

Au-delˆ du
cholestŽrol, la prise en charge doit prendre en compte tous les FDRCV, en
particulier :
á
Le
surpoids et lÕobŽsitŽ
á
La
frŽquence cardiaque (FC) car dans une population de coronariens stables on a pu
mettre en Žvidence que la FC Žtait corrŽlŽe de fa�on indŽpendante et
significative avec la mortalitŽ totale ˆ partir de 77 BPM mais aussi la
mortalitŽ cardiovasculaire ˆ partir de 83 BPM.
La prŽvalence
des maladies cardiovasculaires augmente avec lÕ‰ge. Le nombre de patients >
65 ans va augmenter de 25 ˆ 35 % dans les 30 ans ˆ venir. Le nombre des
interventions chirurgicales doublera dans cette tranche dÕ‰ge. Enfin, il faut
souligner la forte proportion de patients polyvasculaires apr�s 65 ans
Elle est
fonction :
á Des param�tres cliniques (CORE de Boersma
et al JAMA 2001;285:1865-73¡
o
Age>70ans
o
Angor
clinique
o
AntŽcŽdents
dÕIDM
o
AntŽcŽdents
dÕinsuffisance cardiaque
o
AntŽcŽdents
dÕAVC
o
Diab�te
o
Insuffisance
rŽnale
á Du type de chirurgie vasculaire
o
Haut
risque : la chirurgie valvulaire et aortique ; les revascularisations
des MI
o
Risque
intermŽdiaire : endarteriectomie carotidienne
á Des sympt™mes
De base
Un ECG de
repos ˆ la recherche dÕune ischŽmie, dÕune HVG et de troubles du rythme ou de
conduction
Un bilan
biologique standard : NFS, crŽatininŽmie, GlycŽmie, Bilan lipidique
ƒpreuve dÕeffort
CÕest un
examen dÕacc�s rapide mais pas toujours rŽalisable en chirurgie vasculaire et
tr�s souvent sous-maximale. Elle a une bonne valeur prŽdictive nŽgative (VPN) :
90 % mais une faible valeur prŽdictive positive (VPP).
La scintigraphie
myocardique
CÕest un
examen tr�s intŽressant si lÕŽpreuve dÕeffort nÕest pas rŽalisable ou non
contributive. Elle permet une mesure tr�s prŽcise de la fonction VG. Elle a une
VPN tr�s ŽlevŽe de 99% et une VPP faible de 20%.
LÕŽchographie
de stress permet dÕobtenir des renseignements similaires mais est moins
accessible
Le scanner coronaire:
Sa place
prŽcise reste ˆ dŽterminer. Il faut se rappeler quÕil ne donne pas de
renseignements fonctionnels sur lÕischŽmie et que son interprŽtation difficile
en prŽsence de calcifications importantes est dŽlicate. Il est prŽfŽrable
dÕavoir une double lecture radiologue + cardiologue.
La coronarographie
Elle permet
de rŽaliser un Žtat des lieux prŽcis du rŽseau coronaire chez les patients ˆ
risque ŽlevŽ, dÕŽvaluer le risque
de SCA et de prŽciser la stratŽgie de revascularisation. Cependant, cÕest un
examen souvent techniquement difficile en raison du terrain polyvasculaire qui
nŽcessite un opŽrateur entra”nŽ. LÕabord radial est ˆ privilŽgier.
á Des donnŽes des examens complŽmentaires
á De la capacitŽ fonctionnelle du patient
Il doit comprendre
selon les recommandations de lÕHAS, de lÕESC, de lÕACC/AHA des mŽdicaments suivants :
á Un traitement antiagrŽgant
á Une statine
á Un b�tabloqueur
á Un IEC
Ce traitement
aboutit ˆ une rŽduction de la morbi-mortalitŽ ˆ 6 mois, surtout en cas
dÕatteinte artŽrielle associŽe. En pratique, le nombre de patients bŽnŽficiant
de cette prŽvention secondaire recommandŽe est encore trop faible :
á
SCA
seul 49%
á
SCA +
AOMI 46%
á
SCA +
AVC 47%
á
SCA +
AOMI +AVC 48%
La question
centrale est quels stents utiliser : les stents nus ou les stents ˆ
libŽration de drogue active ?
Les meilleurs
rŽsultats sont obtenus avec les stents actifs mais ils nŽcessitent un
traitement par un traitement combinŽ de clopidogrel et dÕaspirine de 6 mois au
minimum ; idŽalement dÕun an. Ceci est dž ˆ lÕexistence dÕun risque de
thrombose de stent en cas dÕarr�t prŽmaturŽ du Plavixª avec les stents actifs.
Les stents nus
sont ˆ privilŽgier en vue dÕune chirurgie vasculaire rapide
LÕatteinte
polyartŽrielle est frŽquente :
á
1/2
des artŽriopathies des MI
á
1/3
des cŽrŽbrovasculaire
á
1/4
des coronariens
LÕatteinte
polyartŽrielle conditionne le pronostic des patients avec MAE (taux
dÕŽvŽnements X 2-3).
LÕatteinte
polyartŽrielle influence la mortalitŽ ˆ court, moyen et long terme. Les donnŽes
sont concordantes quelque soit lÕŽvŽnement athŽrothrombotique ayant motivŽ lÕhospitalisation
(coronarien, cŽrŽbrovasculaire)
Les patients
artŽriopathes prŽsentent le risque de dŽc�s CV le plus ŽlevŽ (>> local)
Le r™le du
mŽdecin gŽnŽraliste est important
á
Pour
lÕidentification et le dŽpistage des FDR
á
ƒvaluation
de lÕensemble des FDR du sujet
á
La
recherche de FDR modifiables et non modifiables
á
La
prise en charge dÕun FDR identifiŽ fonction de la prŽsence ou non dÕautres FDR
á
Pour
personnaliser les stratŽgies thŽrapeutiques
á
Pour
lÕinformation et lÕŽducation du patient et de ses proches du patient
á Ë sa maladie: score de risque mesurŽ (?),
objectifs ˆ atteindre
á Ë son traitement
á Aux signes dÕalarme
á Aux modifications de style de vie
Quel que soit
lÕ‰ge, la prŽvention primaire ou secondaire ne peut reposer sur une prise en
charge limitŽe ˆ lÕun des facteurs de risque mais nŽcessite lÕŽvaluation du
risque cardio-vasculaire global.
Toute
proposition de changement de comportement doit �tre accompagnŽe de la mise en
place des conditions de lÕappropriation de cette dŽmarche par nos patients.
Plus le risque
est ŽlevŽ, plus lÕintervention sur les facteurs de risque est efficace
notamment en cas dÕhypercholestŽrolŽmie.
Une fois les
patients avec des contre indications exclus, il ne faut pas, en raison de lÕ‰ge
�tre tenter par une sous prescription.