EXAMEN DU NOURRISSON ˆ LA SORTIE DE LA MATERNITƒ
DPC du jeudi 12 janvier 2012
DÕapr�s une confŽrence du Docteur Philippe BOIZE, pŽdiatre ˆ
H™pital H. Dubos de Pontoise
Selon lÕANAES, le manque de professionnels en maternitŽ, les contraintes budgŽtaires et lÕŽvolution de la demande des familles font que le Retour PrŽcoce ˆ Domicile (RPDA) apr�s Accouchement peut, selon les lieux et les structures de soins �tre, une option, une nŽcessitŽ ou un souhait.
Le RPDA est dŽfini par une sortie entre J0 et J2 inclus pour un accouchement non compliquŽ par voie basse et par une sortie entre J0 et J4 inclus pour un accouchement par cŽsarienne.
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Auteur |
Pays |
PŽriode
dÕŽtude |
Conclusion |
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Edmonson |
USA (Wisconsin) |
1991-1994 120 290 naissances ; J1- J2 |
RPDA : pas facteur de risque |
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Liu |
USA (Washington) |
1991 – 1994 310 578 naissances ; < 30 h (17%) vs 30 – 78 h |
Taux de rŽ- hosp. plus ŽlevŽ |
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Liu |
Canada (Ontario) |
1989 – 1996 2 144 205 naissances DMS diminuŽe de 4.2 ˆ 2.7 j |
Taux de rŽ-hosp. plus ŽlevŽ |
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Odelram |
Su�de (Ottala) |
1983 – 1995 10 000 naissances RPDA : 20 ˆ 66 % |
MortalitŽ et morbiditŽ inchangŽes |
Les conclusions gŽnŽrales sur les effets de la sortie prŽcoce diff�rent en fonction des Žtudes.
Les trois Žtudes nord-amŽricaines aboutissent ˆ des conclusions divergentes, la premi�re ne retrouvant pas dÕimpact de la sortie prŽcoce sur le taux de rŽ-hospitalisation des nouveau-nŽs, ˆ lÕopposŽ des deux autres.
LÕexemple de la Su�de est intŽressant ˆ plusieurs titres, m�me si elle correspond ˆ la population la plus faible. Cette Žpoque correspond ˆ une pŽriode de profonde mutation du syst�me de santŽ suŽdois, avec transfert massif de tout un pan de lÕactivitŽ hospitali�re vers un secteur Ç ambulatoire È (40% de lÕactivitŽ, 50% du personnel). Elle survient dans un pays dŽjˆ traditionnellement orientŽ vers une mŽdecine prŽventive, et pas seulement curative comme cÕest le cas par exemple en France.
La frŽquence des rŽ-hospitalisations varie selon les Žtudes de 1 ˆ 4%. Leurs causes en sont assez fixes et sont par ordre de frŽquence dŽcroissante :
Certains facteurs de risque se dŽgagent de ces Žtudes :
Il est gravissime et exceptionnel puisquÕun seul cas a ŽtŽ dŽcrit en France (il sÕagissait dÕun bŽbŽ parti tout de suite apr�s sa sortie de maternitŽ au Maghreb). Aux USA, 62 cas ont ŽtŽ dŽcrits ces dix derni�res annŽes.
Il est avant tout physiologique, liŽ ˆ la polyglobulie du nourrisson (15 ˆ 16 g/l dÕhŽmoglobine) et ˆ lÕhŽmolyse physiologique ; il est majorŽ par la dŽshydratation.
Il peut �tre liŽ ˆ une hŽmolyse pathologique : RAI + (D, c, Kell), incompatibilitŽ ABO, dŽficit en G6PD.
LÕict�re par incompatibilitŽ RhŽsus nÕexiste pas car il est prŽvenu par une exsanguino transfusion in utŽro ou par lÕinjection dÕimmunoglobulines spŽcifiques ˆ la m�re.
LÕict�re peut Žgalement �tre prodromique, liŽ ˆ une hypothyro•die (mais test de Guthrie obligatoire) ou classiquement mais plus rarement ˆ une infection urinaire.
LÕict�re peut �tre liŽ au lait de m�re, souvent tardif mais parfois important (avec des taux de bilirubine libre > 300µmol/l) ; le diagnostic se fait en stoppant lÕallaitement maternel pendant 48h en contr™lant le dŽjaunissement.
Tout ict�re ˆ bilirubine > 240µmol/l demande un avis
spŽcialisŽ. Le traitement est la photothŽrapie.
LiŽ ˆ une cholestase hŽpatique, il est ŽvoquŽ par lÕaspect des selles et des urines et le contexte clinique et anamnestique ; le diagnostic est fait par lÕŽchographie des voies biliaires externes.
CÕest une affaire de spŽcialiste hospitalier (en cas
dÕatrŽsie des voies biliaires intrins�ques, le diagnostic doit �tre fait avant
45 jours de vie).
En cas de facteurs de risque (fi�vre maternelle, rupture prŽmaturŽe de la poche des eaux , liquide amniotique teintŽ , prŽl�vement vaginal positif ˆ strepto B ) des prŽl�vements gastrique, oreille et autres sont systŽmatiquement faits au nouveau-nŽ ainsi quÕun dosage de procalcitonine au cordon et un dosage de la CRP ˆ 12 heures de vie .Une antibioprophylaxie est systŽmatique
SÕils sont nŽgatifs on arr�te lˆ le bilan mais on surveille le nouveau-nŽ.
SÕils sont positifs, on attend et on se mŽfiera sÕil apparait une parotidite entre 3 et 6 semaines de vie ;
Si les prŽl�vements sont positifs ˆ E. Coli, refaire le bilan infectieux au 4�me ou 5�me jour de vie.
Tout cela doit appara”tre dans le carnet de santŽ.
Elle est rarissime mais potentiellement grave .En cas dÕATCD maternels ou de suspicion clinique, les prŽl�vements gŽnital chez la m�re et conjonctival chez le nouveau-nŽ. On traitera par acyclovir pommade ophtalmique le nouveau nŽ ; en r�gle gŽnŽrale les cultures reviennent nŽgatives. Si elles sont positives, on fait une PCR sanguine au nouveau-nŽ qui, si positive, sera traitŽ en IV (avec KT central en hospitalisation) par acyclovir pendant 2 ˆ 3 semaines.
Ne pas faire de sŽrologie maternelle, source dÕinquiŽtude.
Chez le nouveau-nŽ, en cas de suspicion clinique, on fera une PCR dans les urines que lÕon traitera par INTERFƒRON si elle est positive.
On redoute lÕapparition dÕune surditŽ qui apparaitra lentement (en 3 ˆ 5 ans) ; le dŽpistage par oto-Žmission ou potentiels ŽvoquŽs auditifs (PAE) est peu fiable.
Elles sont rares, ŽvoquŽes par des signes cliniques dÕinsuffisance cardiaque modŽrŽs (tachypnŽe discr�te, difficultŽs alimentaires, Ïd�mes +/- importants ŽvoquŽs par une prise Ç rapide Ç de poids alors que le nouveau-nŽ ne mange pas, sueurs ) ou sŽv�res (tachypnŽe, toux, Ïd�mes pŽriphŽriques, hŽpatomŽgalie, oligo-anurie) pouvant aller jusquÕau collapsus avec choc cardiogŽnique (tachypnŽe parfois accompagnŽe de cyanose, marbrures, hypotonie et geignement, dÕaggravation progressive).
On recherchera des signes physiques dÕalerte comme
Il se produit une dŽfaillance cardiaque brutale avec collapsus avant le 7�me jour (au moment o� le canal artŽriel se ferme).
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LÕinsuffisance cardiaque est variable, parfois absente au dŽbut. Au moment de la fermeture du canal artŽriel avant le 7�me jour apparait un souffle (inconstant) et une asymŽtrie des pouls, pouvant �tre absente au dŽbut, portant en thŽorie sur les pouls humŽraux et fŽmoraux (dans certains cas, le pouls humŽral G est faible quand la stŽnose englobe la sous clavi�re G) Plus rarement encore, lorsquÕil existe en plus une art�re sous clavi�re D retro-Ïsophagienne, les pouls humŽraux peuvent �tre tous les deux faibles. On se fie alors aux pouls radiaux facilement per�us par rapport aux autres ; on peut aussi comparer aux pouls carotidiens toujours conservŽs. |
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CIV membraneuses le souffle
est constant. |
CIV musculaires le souffle
est constant. |
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Dans la tŽtralogie de
Fallot Association dÕune CIV + stŽnose de lÕinfundibulum pulmonaire + hypertrophie ventriculaire D + dilatation de lÕaorte) La cyanose modŽrŽe ou absente au dŽbut nÕapparait quÕˆ lÕeffort (cri, alimentation) sÕaggravant progressivement Le souffle systolique audible au foyer pulmonaire bas disparaissant au moment du malaise. |
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Dans le canal artŽriel
persistant Il sÕagit en fait dÕune fermeture retardŽe Le souffle est haut situŽ et on palpe des arcades palmaires frŽmissantes. |
Normalement le cÏur dÕun nouveau-nŽ bat entre 110 et 130 fois/mn.
Un rythme cardiaque supŽrieur ˆ 160 est pathologique (TSV ˆ lÕECG, signes cliniques dÕinsuffisance cardiaque avec troubles du comportement : digestifs, p‰leur).
Un rythme lent Žvoque le diagnostic de lupus chez la m�re.
Ils sont tr�s frŽquents ; situŽs sur la ligne mŽdiane, ils ne sont jamais graves ; ils disparaissent souvent spontanŽment, parfois amŽliorŽs par le laser ˆ colorant.
On se mŽfiera des angiomes rŽalisant une asymŽtrie faciale (lÕangiome sÕalimente au dŽtriment de la circulation cŽrŽbrale) comme dans le syndrome de Sturge Weber Krabbe, o� le diagnostic est fait par lÕimagerie.
Ils sont banals le plus souvent ; auparavant on les traitait par les cortico•des en bolus ˆ forte dose, puis par le laser ˆ colorant (mais technique ch�re).
AujourdÕhui on les traite par les bŽtabloquants (propanolol) en autorisation temporaire dÕutilisation. En ciblant bien les indications, les angiomes rŽgressent en 1 ˆ 2 mois.
Elles sont ˆ rechercher sur un nouveau-nŽ examinŽ sur le ventre :
Au moindre doute, ne pas hŽsiter ˆ faire pratiquer une Žchographie mŽdullaire.
Naissance par le si�ge + ATCD parentaux imposent la rŽalisation dÕune Žchographie des hanches.
Le RGO nÕest plus reconnu comme pathologique aujourdÕhui dÕautant quÕon a traitŽ par exc�s par IPP si bien quÕon demande des crit�res tr�s rigoureux pour traiter dŽsormais par IPP .On ne fait plus de pHmŽtrie, et presque plus de fibroscopie (sauf pour biopsies) ; on pense plut™t ˆ lÕintolŽrance aux protŽines de lait.
CÕest un organe plein comportant plusieurs unitŽs fonctionnelles
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á LÕunitŽ glandulaire qui se dŽveloppe d�s la nidation en multipliant et augmentant le volume cellulaire. Elle est formŽe dÕalvŽoles (acini) produit en continu le lactose (hyperosmolaire) ; lÕŽjection du lait relance la synth�se á La cellule myoŽpithŽliale qui va se contracter et comprimer lÕunitŽ glandulaire, provoquant lÕŽjection du lait (il nÕy a pas de sphincters dans les canaux galactophores) á Le compartiment vasculaire á LÕarbre sŽcrŽtoire ; lors de la tŽtŽe il se produit une dilatation, puis production de lait avec remplissage de lÕalvŽole rŽalisant une Ç diastole Ç alvŽolaire ; puis contraction des cellules et Žjection du lait vers les canaux galactophores (Ç systole Ç alvŽolaire ) á LÕarŽole qui se transforme au cours de la grossesse en augmentant de taille et en sÕhyperpigmentant ; elle est faite de tubercules de Montgomery, vŽritables stimuli odorants pour le nouveau-nŽ et riches en rŽcepteurs sensitifs sensibles ˆ lÕŽtirement provoquant des sŽcrŽtions hormonales |
La prolactine permet la fabrication du lait maternel mais son taux sanguin ne rŽgule pas la quantitŽ produite .Vers la fin du premier mois, le volume de lait produit (600 ˆ 1200 ml par jour) nÕaugmentera pratiquement plus .La prolactine permet la fabrication du lait maternel, mais son taux sanguin ne rŽgule pas la quantitŽ produite.
La
prolactine permet la fabrication du lait maternel mais son taux sanguin ne
rŽgule pas la quantitŽ produiteÉ
Vers la fin du premier mois, le volume de lait produit (600 ˆ 1200 ml par jour) nÕaugmentera pratiquement plus. La composition qualitative du lait maternel, et la qualitŽ de lÕabsorption intestinale de lÕenfant adapteront les apports ˆ la croissance.
Une fois la lactation Žtablie, le principal mŽcanisme rŽgulateur du volume de lait produit est la quantitŽ de lait consommŽe par lÕenfant. Des mŽcanismes locaux (rŽgulation autocrine) contr™lent ce volume de lait produit. Une faible capacitŽ de stockage du sein est compensŽe par une augmentation de la vitesse de synth�se ˆ chaque extraction du lait et par une augmentation de la teneur en graisses du lait. Quand le lait nÕest pas extrait, un facteur inhibiteur sÕy accumule et freine sa synth�se. Le sein sÕadapte donc ˆ lÕappŽtit de lÕenfant et ˆ son rythme.
Il existe pour chaque m�re un seuil de frŽquence des tŽtŽes (tr�s variable dÕune femme ˆ lÕautre) qui permet dÕentretenir la lactation. En dessous de ce nombre minimal, la glande mammaire risque de diminuer sa production et dÕinvoluer.
Tous les facteurs qui limitent le transfert de lait (succion
inefficace, blocage du syst�me dÕŽjection, contr™le de la durŽe ou de la
frŽquence des tŽtŽes) peuvent limiter voire inhiber la production de lait et
entra”ner une involution de la fonction mammaire.
Pour obtenir une m�me quantitŽ de lait, le nombre de tŽtŽes nŽcessaire est tr�s variable dÕune m�re ˆ lÕautre. Des tŽtŽes frŽquentes sont alors le garant pour atteindre le volume maximal de production
Plus les alvŽoles sont remplies de lait, plus la synth�se est ralentie ; quand le lait est ŽjectŽ, la vitesse de production augmente.
Parler des ŽlŽments dÕapprŽciation de la qualitŽ de lÕallaitement maternel : selles, aspect et frŽquence, flux constatŽs É
La succion est un autre ŽlŽment dŽterminant dans lÕallaitement maternel
Dans la succion dite de type infantile, le bŽbŽ attrape au sein le mamelon et surtout la plus grande surface possible de lÕarŽole. Sa bouche est grande ouverte et sa langue est protruse, dŽpassant largement la mandibule. Elle fait un mouvement dÕavant en arri�re, associŽ ˆ une ondulation, en deux temps :
Au biberon, la succion est de type adulte